Lundi 21 septembre 2009

   Alors que nous prenons tranquillement notre petit-déjeuner, les chauffeurs démontent nos tentes sans nous prévenir. En effet, depuis quelques jours, ils le font pour une personne du groupe qui leur a reproché leur inactivité le matin !!! Que fait une telle personne sur un circuit aventure ? Nous expliquons donc à la guide que ce n'est pas la peine de toucher à nos tentes et que les chauffeurs peuvent déjeuner à la place (comme nous le faisons nous-mêmes).

Nous quittons ensuite Bayanzag à pied en direction des hauteurs.

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Sur notre trajet du jour, nous nous arrêtons à Bulgan. Dans un long bâtiment blanc du centre-ville s'entassent plusieurs supérettes. Nergui part au garage réparer une crevaison lente. En attendant, nous nous promenons à quatre dans les rues de la ville.

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Nous rejoignons ensuite une station-service à la sortie de la ville puis nous arrêtons à un puits remplir nos bidons d'eau. L'opération effectuée, il faut paraît-il laisser couler l'eau. Alors que l'on est dans un désert ?

Nous sommes toujours au royaume des couleurs. Le midi, nous apercevons une yourte sur une hauteur. Notre convoi se dirige vers elle et, parvenu à proximité, klaxonne. Personne. C'est dans ce cadre que nous pique-niquerons aujourd'hui. A côté de la yourte, une sorte de container des régions polaires et un magnifique enclos en pierre.

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Nous partons marcher à quatre vers une montagne au loin où se mélange des teintes blanches, rouges ... Nous croisons en chemin une "caravane" de chevaux puis rentrons partager le déjeuner.

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   Un bref temps de marche après le repas, nous remontons dans nos véhicules pour une route de montagne dans un univers essentiellement minéral. Nous sommes alors dans les Gurvan Saïkan (Les Trois Belles) de la chaîne du Gov-Altaï. Le point culminant de cette chaîne atteint 2815m. De l'autre côté de cet obstacle, nous attendent les dunes de sable d'Hongor Els.

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Au point le plus haut de la piste, nous nous arrêtons pour faire à nouveau des provisions d'eau à un puits.

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En contrebas, nous commençons à apercevoir les dunes de sable d'Hongor dessinant une ligne au milieu des sommets rocailleux.

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Reprenant la route, notre véhicule manque de rater un virage. Je n'ai même pas le temps d'avoir peur. Et Nergui récupère son erreur d'un brusque coup de volant bien ajusté. Beau réflexe ! La verdure réapparaît alors jusqu'aux dunes. Nous pénétrons ainsi dans une oasis dans laquelle des chameaux paissent ou se déplacent.

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Nous plantons notre tente dans ce cadre, à proximité d'un groupe de camélidés en train de s'abreuver. Ils se prêtent volontiers à une séance photos. Par contre, la couleur de l'eau nous dissuade de nous y laver ce soir.

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   Une fois installés, la guide nous propose d'escalader une belle dune. Nous voilà donc partis pour une ascension facile au début puis extrêmement difficile sur la fin. J'ai dû vider cinq fois mes chaussures dans la montée. Sur la partie haute de la dune, nous ne progressons presque plus, c'est à peine si l'on ne recule pas. J'ai le souffle court et m'arrête fréquemment. Au sommet, j'ai le temps de profiter un peu de la vue. A l'infini, une langue de sable s'étire, entourée d'une bande de verdure et de sommets. J'ouvre ensuite un atelier photo pour prendre chacun lors de ses derniers mètres puis leur tendre la main pour les hisser vers le haut. Nous en profitons également pour faire une photo de groupe sans le principal élément perturbateur resté en bas.

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Un petit vent se lève faisant décoller de la crête des dunes de maigres filets de sable. Nous restons là immobiles, à contempler le spectacle ponctué de temps à autre par le vol de quelques oiseaux noirs. Une partie du groupe redescend ensuite saisie par le début de baisse de température. Une poignée d'entre nous prolonge ce moment de détente un peu plus longuement pour mieux profiter de l'instant présent. Hongor Els est la dune la plus longue de Mongolie : 185km de long et 30 mètres de hauteur au maximum.

Lors de la redescente, le sable que nous entraînons vers le bas créé un son étonnant, vaguement métallique. Les dunes sont de ce fait qualifiées de dunes chantantes.

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   Le reste de la journée est classique. Par contre, la soirée se démarque des précédentes : elle rassemble l'équipe locale (moins Nergui qui est fatigué et dort) et les personnes de mon véhicule qui sont enthousiasmées par le voyage. La soirée passe dans une ambiance conviviale et un pot nous est offert ! Nous échangeons sur l'expérience que nous sommes en train de vivre, nos perceptions du pays ...