Mercredi 23 septembre 2009

   Notre dernière nuit en tente s'achève. Réveillé tôt, je profite du calme pour monter seul sur les hauteurs, prendre un peu de recul sur ce que je viens de vivre et qui a été si intense. Que de paysages sublimes, d'expériences inimaginables et de rencontres extraordinaires (au vrai sens du terme).

Le soleil se lève, je rejoins Antoine sur un autre sommet pour assister au départ des troupeaux vers les pâturages après la traite du matin. Les 24 dernières heures avec les chauffeurs et la cuisinière s'égrènent inéluctablement. Cependant, il faut encore profiter du cadre dans lequel nous nous trouvons.

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   Ce matin, nous marchons à travers la vallée de Yol ou vallée des Gypaètes en français. Elle se situe dans le massif de la Belle Orientale à 62 km de la ville principale de Dalanzadgad. Les deux groupes ne se mêlent quasiment plus. Après un passage à un sommet, une jolie vue sur la vallée se dévoile. Des rongeurs gambadent devant nous.

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Plus loin, de nouvelles gorges aussi belles que celles d'hier.

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Les sens en alerte, je repère un groupe d'argalis à flanc de falaise.

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Les ovoos nous imposent de fréquents changements de trajectoire pour passer à leur gauche. A plusieurs reprises, il nous faut traverser la rivière. Nous marchons encore jusqu'à ce que cette dernière finisse par se tarir. Etant dans une voie sans issue, nous rebroussons alors chemin jusqu'au site de pique-nique.

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Celui-ci s'articule autour d'un kiosque perdu au milieu de ces étendues montagneuses. Tout autour gravitent des gerboises qui gambadent joyeusement d'un terrier à un autre.

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   Nous reprenons les véhicules pour sortir du parc. N'ayant pas dépensé tout le budget alloué au circuit, Onon nous offre la visite du Musée du Gobi. Il présente la faune locale ainsi que des photos des environs (dont la vallée de Yol sous la neige).

   Après cet intermède culturel, nous poussons jusqu'au camp de touristes Gobi Discovery Camp. Nous sommes deux par yourte. Leur intérieur, bien que confortable, sonne encore plus faux qu'il y a 4 jours : une bâche plastique ferme totalement l'anneau sommital et l'électricité est disponible ...

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Par contre, la douche est chaude et je peux me rendre à nouveau présentable après un épisode en "Robinson Crusoé" que j'appréciais peu.

   Etant donné le temps disponible avant le dîner, je vais voir Onon pour lui demander de dire un petit mot sur notre partie du groupe devant mon appareil photo (qui fait aussi caméra). Elle joue totalement le jeu et je pense que chacun de nous quatre a apprécié son clin d'oeil. Nelly, Pascale et Antoine ne le sauront qu'à l'aéroport. Durant le circuit, l'équipe locale nous a attribué à chacun un surnom. C'est ce qu'Onon explique dans la vidéo. L'autre partie du groupe n'y a pas échappé mais les surnoms sont bien moins flatteurs. :o)

Après la préparation de cette petite surprise, je pars avec Antoine marcher une dernière fois dans la steppe. Mais, pour ma part, elle a déjà changé de visage et a un goût amer : celui du retour qui approche à grands pas.

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Nous nous retrouvons ensuite pour le dîner d'adieu. Chaque "groupe" se positionne à une extrémité de la vaste table, l'équipe locale étant entre nous. Je leur offre ma tournée en guise de remerciements. En tant que plus jeune membre du groupe, j'ai également le privilège de remettre la traditionnelle enveloppe de pourboire ... et de dire quelques mots pour exprimer toute ma reconnaissance pour ce séjour inoubliable auquel ils ont grandement contribué.

La soirée ne s'éternise pas trop le lever étant prévu pour 5h du matin. Pour la première fois, nous ne voyons plus la Voie Lactée ce soir.